Google recommande des logiciels sans citer les sites de leurs éditeurs
50 questions d’achat B2B posées à Google AI Overviews, 5 secteurs, marché France. Relevé du 1er septembre 2026, coût 0,20 dollar.
Google a répondu aux 50, dix par secteur, sans exception. Il cite 312 sources réparties sur 192 domaines. Presque aucune n’appartient aux éditeurs qu’il recommande.
Trois questions, et le même écart deux fois
| Question posée | Ce que Google nomme | Ce qu’il cite en source | Ce que ça change |
|---|---|---|---|
| comparatif logiciel sirh pme | Lucca en tête d’un comparatif | ringover.fr, culture-rh.com, apogea.fr, quel-sirh.fr, bakertilly.fr | Aucun éditeur recommandé n’est source. Sa description vient des autres |
| outil gestion des vulnerabilites saas | Familles de scanners, sans classement | cyberwatch.fr, paloaltonetworks.fr, fortinet.com, xygeni.io, getapp.fr | Des pages d’éditeurs deviennent la source. Le travail éditorial paie |
| comparatif outils sales enablement | Highspot parmi les références | salesforce.com, ringover.fr, qobra.co, salesapps.io, pharow.com | Quatre éditeurs français cités, aucun n’est celui que Google nomme |
Sur un comparatif, la place de source est prise par des médias, des comparateurs et des intégrateurs. Sur une question de besoin, elle est prise par des éditeurs.
La conséquence est budgétaire. Sur un comparatif, vos pages ne vous feront pas citer : l’argent utile est celui des relations presse et des sites qui vous classent. Sur une question de besoin, l’argent utile est celui du contenu et de la structure. Deux familles, deux budgets.
Chaque mesure est reproductible : la même recherche, refaite depuis la France, rend un encart comparable.
96 % des réponses citent au moins un des trois premiers résultats
| Ce que nous avons mesuré | Résultat |
|---|---|
| Sources citées qui figurent dans le top organique | 70,2 % |
| Idem, hors YouTube | 77,7 % |
| Questions où le 1er résultat organique est cité | 74 % |
| Questions où au moins un des 3 premiers est cité | 96 % |
Le classement décide encore de qui Google cite. Il ne décide plus de qui reçoit la visite.
Deux exemples. Sur « logiciel gestion des talents entreprise », le premier résultat organique est culture-rh.com, et Google le cite. Sur « meilleur logiciel note de frais », lucca.fr est cité en source sans figurer dans les huit premiers résultats.
La porte n’est pas fermée pour autant : 30 % des sources citées ne figurent pas dans le top organique. Un tiers de ces cas sont des vidéos YouTube.
Le taux est le même sur les comparatifs, 76,3 %, et sur les questions de besoin, 79,2 %. Ce n’est pas une affaire de type de requête.
Les trois premiers rangs concentrent 98 des 200 sources citées qui figurent dans le top, soit 49 %. La décroissance est nette mais lente : le rang 8 pese encore 17 citations.
De quoi sont faites les 312 sources
| Nature de la source | Citations | Part |
|---|---|---|
| Sites web, éditeurs et médias confondus | 253 | 81,1 % |
| Vidéo | 47 | 15,1 % |
| Institutionnel et public | 7 | 2,2 % |
| Forums | 5 | 1,6 % |
Ce que ça change pour un budget
Le terrain n’est pas tenu. Hors YouTube, le domaine le plus cité apparaît 8 fois, soit 2,6 % des sources. Le coût d’entrée est bas. Il ne le restera pas.
La vidéo pèse une source sur sept. Aucun plan de contenu B2B ne lui donne cette place. Sur douze questions de notre propre marché, mesurées le même jour, YouTube ressortait sur onze.
Les intermédiaires captent la place que vous croyez tenir. Sur les comparatifs, la source est un média, un comparateur ou un intégrateur. Un budget de relations presse agit alors plus directement sur ce que Google écrit qu’un budget de contenu propre.
Ce que nous n’en concluons pas. Nous avons mesuré une présence, pas une causalité. Aucun groupe témoin ne permet de dire qu’une vidéo se fait citer plus facilement qu’une page. Ce chiffre justifie un test, pas une réallocation de budget.
Deux catégories où Google n’écrit rien
Les 50 questions ont été choisies parmi 65 candidates, toutes mesurées. Trois n’ont rien déclenché.
Gestionnaires de mots de passe en entreprise : deux formulations, aucun AI Overview. La catégorie existe, l’offre est abondante, Google n’écrit rien. Rien à récupérer aujourd’hui, et cela peut changer sans préavis.
IA appliquée au service client : même silence. Mais « outil ia relation client » obtient une réponse, appuyée sur bigmedia.bpifrance.fr et francenum.gouv.fr. Deux expressions employées l’une pour l’autre, une seule existe pour le moteur. Le vocabulaire décide avant la qualité des pages.
Une anomalie, signalée plutôt que masquée. « alternative google analytics rgpd », posée en français sur le marché français, obtient une réponse en anglais. Observée lors d’un essai préalable, reproduite le 1er septembre. Le comportement est stable, la question reste dans le jeu.
Comment cette édition a été mesurée
50 questions, 10 par secteur, écrites à la main. Cinq de comparaison, cinq de besoin, dans chaque secteur. Toutes mesurées avant d’entrer dans le jeu.
Chaque relevé conserve la charge brute, question par question et date par date, avec l’heure de mesure propre à chaque question. Une question non mesurée n’a pas d’heure de mesure.
Coût : 0,004 dollar par question, 0,20 dollar l’édition. Nous le publions parce qu’une mesure à ce prix n’a aucune raison d’être remplacée par une supposition.
Ce que la prochaine édition apportera
Une série. Celle-ci pose un point de départ, elle ne mesure aucune évolution.
L’indicateur attendu est la stabilité : quelle part des domaines cités change d’une édition à l’autre. Il dira si le terrain est contestable ou verrouillé. Une édition britannique est en préparation, sur un jeu de questions propre à ce marché.
Et sur votre catégorie, que répond Google ?
Le diagnostic gratuit pose cinq questions de votre catégorie à ChatGPT, à Perplexity et aux AI Overviews de Google. Réponses archivées, lien de vérification fourni, lecture des causes côté message et côté surfaces.
Vous saurez lesquelles de vos questions Google rédige, qui il cite à votre place, et lesquelles ne méritent aucun budget.
